Réponse
La médisance est interdite, mais elle est permise dans les cas suivants :
1. La plainte : c'est-à-dire se plaindre d'une injustice au juge, en disant : "Untel m'a fait du tort de cette manière" afin qu'il lui rende justice.
2. Le conseil : comme le conseil concernant le mariage, le voyage, l'association, la proximité et le dépôt de confiance, etc., il peut mentionner ce qu'il sait dans un but de conseil.
3. Indiquer un défaut à celui qui souhaite acheter quelque chose, en le mentionnant à l'acheteur, et de même, s'il voit l'acheteur donner à un vendeur des pièces de monnaie falsifiées par exemple, il peut dire : "Prends garde à cela."
4. La demande de fatwa : en disant à l'érudit : "Untel m'a fait du tort de cette manière, et comment puis-je m'en sortir ?" Il est préférable de dire : "Que dis-tu d'un homme que son père, son fils ou quelqu'un d'autre a fait du tort de cette manière ?" Mais il est permis de préciser dans cette mesure, car l'érudit peut comprendre avec la désignation ce qu'il ne comprendrait pas avec l'ambiguïté.
5. Dans le but de demander de l'aide à celui qui a le pouvoir de le réprimander.
6. Dans le but de l'identification : comme être connu par son surnom, tel que le boiteux, le myope, ou l'aveugle.
7. Critiquer les personnes blessées parmi les narrateurs, les témoins et les auteurs est permis, voire obligatoire pour préserver la charia.
8. Mentionner celui qui se montre en désobéissance : c'est celui qui ne se cache pas et qui n'est pas affecté lorsque l'on dit qu'il fait cela, il est donc permis de le mentionner par ce qu'il se montre, mais pas autrement. En revanche, s'il est caché, sa médisance n'est pas permise.
9. La médisance de l'inconnu, il n'y a pas de médisance sauf pour un connu, même si les habitants d'un village se médisent, ce n'est pas de la médisance ; car il ne veut pas dire tous, mais certains d'entre eux, et ceux-ci sont inconnus.
10. Mentionner les défauts de son frère par souci ne constitue pas de la médisance, car la médisance est de mentionner avec colère dans le but d'insulter ; car s'il l'entendait, il ne le détesterait pas, car il s'en préoccupe et est triste et affligé pour lui. Mais à condition qu'il soit sincère dans son souci, sinon il serait un médisant hypocrite, cherchant à se valoriser ; car il a insulté son frère musulman et a montré le contraire de ce qu'il a caché, et a fait comprendre aux gens qu'il déteste cela pour lui-même et pour les autres, et qu'il est de ceux qui sont pieux, car il n'a pas fait de médisance explicite, mais l'a faite sous prétexte de souci, il a donc rassemblé plusieurs types de vices, nous demandons à Allah la protection.
11. Mentionner la débauche de l'opposant : c'est-à-dire celui qui a une mauvaise croyance, comme un innovateur qui la cache et la divulgue à ceux qui en ont connaissance, mais s'il se montre, il fait partie des manifestants. De même pour celui qui prie, jeûne et nuit aux gens. Voir : Al-Durr Al-Mukhtar et Radd Al-Mukhtar 6 : 408. Ibn Abidin les a organisés dans Radd Al-Mukhtar 8 : 409, en disant : "Ce que l'homme déteste est interdit de mentionner sauf dix cas qui sont permis : plainte, conseil, critique, mentionner celui qui se montre en désobéissance, l'inconnu, tromper pour celui qui le veut, identifier ainsi, demander une fatwa, demander de l'aide auprès d'un réprimandeur, de même s'inquiéter, mettre en garde contre la débauche de l'opposant."