Question
Un mari a contraint sa femme enceinte à rompre le jeûne pendant le Ramadan par crainte pour le fœtus. Le premier jour, il l'a forcée à manger devant lui, et le deuxième jour, elle a prétendu avoir rompu le jeûne alors qu'elle jeûnait. Quand il lui demandait si elle avait bien mangé, elle répondait par l'affirmative, et lorsqu'il lui demandait de manger quelque chose devant lui, elle inventait des excuses. Cela a duré plusieurs jours jusqu'à ce qu'il découvre qu'elle jeûnait, et elle lui a résisté sans rompre le jeûne, car elle détestait rompre le jeûne. Ce n'était pas une contrainte demandée par un médecin, mais seulement la peur du mari. Quelle est la règle concernant le jour où elle a été contrainte de rompre le jeûne ? Le mari est-il en faute et quelles en sont les conséquences ?
Réponse
Je dis et avec l'aide de Dieu : la femme enceinte est autorisée à rompre le jeûne si elle craint pour elle-même ou pour son fœtus à cause du jeûne. Si c'est le cas, elle doit rompre le jeûne, et le mari n'a pas son mot à dire à ce sujet, sauf si des signes de danger apparaissent sur elle ou si le médecin le dit. Elle doit rattraper le jour où elle a rompu le jeûne, et Dieu sait mieux.